Quatre chaussures et un mariage
On ne peut pas faire confiance aux gens qui portent des chaussures plates. Je ne parle pas de baskets ou autres kickers, non je parle de ces chaussures « de ville » sans talons, sans semelle même, des chaussures lisses et fines qui rejoignent la cheville en une espère de pyramide informe de tissus et qui aplatissent inexorablement la silhouette. D’ailleurs ces gens-là ont souvent la démarche qui s’assortie aux chaussures (les épaules affaissées et le cou tendu vers l’avant). Méfiez-vous de ces gens-là : ils vous gâcheront la vie... ils vous gâcheront votre mariage.
Samedi avait lieu le mariage tant attendu de Philippe et Mélikah, une cérémonie très émouvante et une soirée très amusante – ce qui est rare pour les mariages, même ceux d’amis intimes. Malheureusement une personne proche des mariés (que ne je nommerai pas par respect pour eux, mais que nous appellerons « le Kaporal »), affublée de ces immondes chaussures plates, étendues comme des palmes, et ternes à en mourir, leur a gâché la soirée par un petit scandale aux causes ridicules : après avoir glacé l’ambiance par un message d’une froideur incomparable aux micros, le Kaporal est sorti en claquant la porte, et, tenez-vous bien, les rumeurs prétendent qu’elle aurait de rage jeté ses chaussures en partant à la figure d’un convive ! Quand je vous disais que les chaussures concentrent toutes les passions et les haines, jusqu’à en devenir les victimes innocentes !
Et pourtant, malgré ces chaussures plates, quel beau mariage !
La mariée portait, négligemment cachées sous sa robe arabe des chaussures à talon dorées et brodées dans la pure tradition méditerranéenne, qu’elle laissait entr’apercevoir au détour d’une photo ou d’une danse.
Samedi avait lieu le mariage tant attendu de Philippe et Mélikah, une cérémonie très émouvante et une soirée très amusante – ce qui est rare pour les mariages, même ceux d’amis intimes. Malheureusement une personne proche des mariés (que ne je nommerai pas par respect pour eux, mais que nous appellerons « le Kaporal »), affublée de ces immondes chaussures plates, étendues comme des palmes, et ternes à en mourir, leur a gâché la soirée par un petit scandale aux causes ridicules : après avoir glacé l’ambiance par un message d’une froideur incomparable aux micros, le Kaporal est sorti en claquant la porte, et, tenez-vous bien, les rumeurs prétendent qu’elle aurait de rage jeté ses chaussures en partant à la figure d’un convive ! Quand je vous disais que les chaussures concentrent toutes les passions et les haines, jusqu’à en devenir les victimes innocentes !
Et pourtant, malgré ces chaussures plates, quel beau mariage !
La mariée portait, négligemment cachées sous sa robe arabe des chaussures à talon dorées et brodées dans la pure tradition méditerranéenne, qu’elle laissait entr’apercevoir au détour d’une photo ou d’une danse.

D’ailleurs le marié – jaloux certainement – a profité de quelques instants de solitude à la roseraie pour lui-même les essayer ! 
Et les témoins ! Les deux jeunes femmes rivalisaient de hauteurs sur leurs talons délicats. Sandra (oui, il y a certaines personnes qui méritent d’être citées dans ce blog) portait des sandales à talons hauts dont les lanières formaient de jolies arabesques symétriques sur ses pieds et autour de la base de ses chevilles. Sous le pantalon qu’elle portait à la mairie, ces chaussures lui faisaient des jambes immenses et un galbe vertigineux ; sous la robe satinée de la soirée elles donnaient à la démarche un ton léger et aérien propice aux amusements les plus insouciants.

Et les témoins ! Les deux jeunes femmes rivalisaient de hauteurs sur leurs talons délicats. Sandra (oui, il y a certaines personnes qui méritent d’être citées dans ce blog) portait des sandales à talons hauts dont les lanières formaient de jolies arabesques symétriques sur ses pieds et autour de la base de ses chevilles. Sous le pantalon qu’elle portait à la mairie, ces chaussures lui faisaient des jambes immenses et un galbe vertigineux ; sous la robe satinée de la soirée elles donnaient à la démarche un ton léger et aérien propice aux amusements les plus insouciants.

Quant à Marie-Hélène, ah, Marie-Hélène, la beauté d’outre-atlantique, au teint halé de ses vacances récentes à Cuba… Marie-Hélène portait des talons de dix centimètres, qui la rendaient encore plus sculpturale. Quelques fines lanières beiges seulement tenaient le pied dans un équilibre jamais instable. Car il ne s’agit pas uniquement de choisir des chaussures à talon, encore faut-il savoir les porter en toute occasion, et ces deux demoiselles n’ont eu aucun problème à danser en toute sécurité… Les deux jeunes femmes ont d’ailleurs illuminé la soirée par un discours franco-québécois piquant et drôle, preuve qu’elles étaient des demoiselles « correctes » (comme ils disent), de la tête aux pieds.

Je termine enfin avec une photo de groupe, avec les chaussures de Pascal, Anne et moi. On remarquera les chaussures rondes d’Anne et que l’on ne se méprenne pas : il s’agissait là de ses chaussures de secours (qui étaient tout de même très jolies – car on aurait tort de négliger le choix de sa deuxième paire de chaussures en ces occasions). Nous reviendrons certainement un jour sur l’utilité et le choix de la nécessaire paire de secours…

Quoiqu’il en soit, s’il on avait une leçon à tirer de cette journée ce serait : portez des talons hauts, vous en serez des invitées parfaites à toutes les soirées… et méfiez-vous du grand méchant loup à la semelle plate…




